
Les temps sont durs pour les magiciens en cette fin du Vingt et Unième Éon : sur cette Terre fatiguée et décrépite baignée d’un soleil mourant, les catastrophes naturelles s’enchaînent, et les survivants pourchassent les mages qu’ils pensent responsables de cette situation.
La plupart des persécutés ont jugé sage de quitter la planète, mais certains des plus forts continuent à vivre comme si de rien n’était dans leur demeure ultra-sécurisée par des sorts impénétrables.
Parmi eux, Shrue le diaboliste, mène paisiblement une vie d’ermite avec tous ses serviteurs, quand il apprend qu’Ulfänt Banderõz, qui possédait la Bibliothèque Ultime dans laquelle sont gardés des ouvrages absolument inestimables, n’est plus. Il décide de partir immédiatement pour tenter de mettre la main sur les secrets que celle-ci renfermait.
Mais d’autres mages et diverses créatures, sandestins ou autre déodandes, vont se dresser sur sa route… Beaucoup auront reconnu l’univers picaresque de La Terre Mourante de Jack Vance, le présent texte en est un hommage, écrit pour l’anthologie Chansons de la Terre mourante rassemblée par George R.R. Martin, et inédite en français (en fait l’anthologie devait paraître en trois parties en français et seules les deux premières sont finalement sorties).
Simmons est manifestement un grand fan de Jack et de sa prose. Il nous sert une novella-hommage qui contient pléthore de clins d’œil au cycle, à Rhialto, à Cugel, et aux nouvelles du recueil Un Monde magique bien sûr. L’histoire est intéressante avec des personnages retors et sans scrupule, comme Vance aimait les faire.
Ça a d’ailleurs l’odeur et le goût de l’auteur : on a vraiment l’impression que Simmons s’est pris pour lui, qu’il a essayé de coller au style, à la narration… concernant l’histoire, celle-ci est plaisante, avec quelques rebondissements bienvenus, mais certains retournements de situation sont un peu gros et la conclusion est un peu facile et rapide.
On dira que là aussi, Simmons essaie de faire du Vance… Et les 190 pages sont écrites très gros, les 18 euros proposés pour la version papier paraissent un peu cher payé au vu du temps passé à la lecture. Mais un fan absolu de Vance ne devrait pas être rebuté par ce genre de peccadilles…
Chronique d’Olivier ‘1091’ Bourdy
Nous en pensons
Notre avis
3,9
Les temps sont durs pour les magiciens en cette fin du Vingt et Unième Éon. Shrue le diaboliste, mène paisiblement une vie d'ermite. Quand il apprend qu'Ulfänt Banderõz, qui possédait la Bibliothèque Ultime dans laquelle sont gardés des ouvrages absolument inestimables, n'est plus. Il décide de partir immédiatement pour tenter de mettre la main sur les secrets que celle-ci renfermait. Beaucoup auront reconnu l'univers picaresque de La Terre Mourante de Jack Vance. Concernant l'histoire, celle-ci est plaisante,
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