
L’homme qui porte aujourd’hui le nom de Théo Miller a de la chance dans son malheur. Alors qu’il gît couvert de sang près du canal, Neila vient à son aide.
Elle l’entoure de couvertures et essaie d’appeler des secours, mais qui viendra gratuitement? Personne, elle le sait. Alors, malgré de nombreuses réticences, elle aide Théo à monter sur sa péniche et l’allonge sur son canapé.
Comme les lecteurs, Neila va découvrir qui est cet homme qui dit s’appeler Théo Miller. C’est d’abord un employé au Bureau d’audit des crimes qui passe ses journées à calculer le coût de chaque mort afin que les assassins paient leur méfait à la société. Plus on est riche, plus on peut blesser ou tuer sans peur des conséquences, autres que financières.
Théo Miller excelle dans son travail, il n’oublie rien dans ses calculs: les frais d’enquête policière, la taxe de responsabilité de la société, la valeur estimée de la victime, le nombre d’enfants à sa charge et même le coût de relogement de ses chats, si elle en a bien sûr.
Théo Miller est également un imposteur. Lorsqu’il croise la route de Dani Cumali, une amie d’enfance, il a peur qu’elle révèle sa véritable identité, mais ce qui va arriver sera bien pire. Elle sera assassinée. Dani avec qui il a peut-être eu une fille…
Cet électrochoc va le sortir de sa torpeur quotidienne. Aucune somme d’argent ne pourra jamais égaler le prix d’une vie, surtout celle d’une personne qu’on a aimée. L’ambiance sombre et glauque de cette dystopie est dépeinte à merveille par l’autrice.
Elle nous plonge dans un monde sans scrupule où heureusement il existe encore quelques âmes charitables comme Neila, pour redonner un peu d’espoir dans cet univers qui semble avoir perdu toute son humanité.
L’histoire est captivante, pourtant je n’ai pas aimé la lire. Le style d’écriture choisie par Claire North est assez déstabilisant. Elle commence ces phrases sans les finir, saute une ligne, reprend au milieu d’une autre idée, diverge avec un autre sujet pour recommencer sa phrase au début, ou pas.
Un exemple page 82: «Le temps est Théo n’est pas sûr de savoir ce qu’est le temps il y a du sang sur ses vêtements dans ses cheveux sur ses doigts parfois il dort et il rêve de macaronis au fromage Helen dans la neige dans la glace dans la Dani Cumali, assise près du canapé»
Rassurez-vous après deux cents pages, on apprivoise ce style, cela devient plus facile à lire. J’ai pris du plaisir à découvrir cette histoire, moins à la lire, mais c’était une expérience intéressante. Et vous, allez-vous la tenter aussi?
Chronique d’Agathe‘1808’ Tournois
Nous en pensons
Notre avis
3,0
Alors que Théo Miller gît couvert de sang près du canal, Neila vient à son aide. Elle va découvrir qui est cet homme. Il excelle dans son travail mais est également un imposteur. L'ambiance sombre et glauque de cette dystopie est dépeinte à merveille par l'autrice. L'histoire est captivante, pourtant je n'ai pas aimé la lire car Le style d'écriture choisie par Claire North est assez déstabilisant.
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