« Les Maîtres des dragons » de Jack Vance

Ce court roman, est un des textes de Vance les plus accessibles, mêlant ambiance pseudo-médiévale et science-fiction.

Joaz Banbeck, seigneur du val Banbeck, sur la planète Aerlith où sont rassemblés les derniers survivants de l’humanité, doit faire face à l’invasion récurrente des Grèphes, extraterrestres au raisonnement étrange, déterminés à réduire en esclavage toutes les autres espèces de la galaxie.

Heureusement, son ancêtre a réussi à faire prisonnier quelques-uns des envahisseurs plusieurs siècles plus tôt. Leurs descendants, modifiés génétiquement, sont devenus des sortes de dragons qui lui servent à régler ses conflits avec son grand rival, le chef de la Vallée Heureuse: Ervis Carcolo. Mais ce n’est pas le moment de se disputer…

Et au milieu de tout cela, quelle va être la position des sacerdotes, ces hommes au savoir immense qu’ils ne partagent qu’au compte-gouttes, et qui ont servi historiquement de médiateurs entre les Grèphes et l’ancêtre de Joaz Banbeck?

L’ironie vancienne est à l’œuvre dans ce roman contemporain du premier volet de La Geste des Princes-Démons, mais écrit après Les Langages de Pao (1958): aux dragons issus des Grèphes répondent des esclaves d’origine humaine incapables de comprendre les motivations de Joaz Banbeck. La communication est ainsi au centre du texte, mais d’une façon différente de l’approche linguistique des Langages de Pao.

Par ailleurs, sous leurs dehors religieux, les sacerdotes ressemblent finalement beaucoup au seigneur Palafox, ou aux membres centiphases de l’Institut de La Geste des Princes Démons. The Dragon Masters (titre original) a obtenu le prix Hugo 1963 et permis à Vance de faire décoller sa carrière. Antérieur à Tschaï, Cugel ou Lyonesse, ce texte est une bonne première approche de Vance ; ou alors un bon complément pour les fans inconditionnels qui l’auraient loupé, comme moi. D’autant plus que Le Bélial nous choie avec des illustrations de Nicolas Fructus.

Chronique de Béryl ‘1873’ Asterell

Nous en pensons

Notre avis

4,3

Joaz Banbeck, seigneur du val Banbeck, sur la planète Aerlith où sont rassemblés les derniers survivants de l'humanité, doit faire face à l'invasion récurrente des Grèphes, extraterrestres au raisonnement étrange, déterminés à réduire en esclavage toutes les autres espèces de la galaxie. L’ironie vancienne est à l’œuvre dans ce roman et la communication est aussi au centre du texte.

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A propos de Christian

L'homme dans la cale, le grand coordinateur, l'homme de l'ombre, le chef d'orchestre, l'inébranlable, l'infatigable, le pilier. Tant d'adjectifs qui se bousculent pour esquisser le portrait de celui dont on retrouve la patte partout au Club. Accessoirement, le maître incontesté du barbecue d'agneau :)

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